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¥790 jérôme chassagnard. the time from underneath. cd. february2k11.

 

tracklist:

silent city

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in search of gravity

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rest upon the dream

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she is behind

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by the end of the day

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space boat

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forseen

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forseen (part. II)

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until heaven comes

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when jérôme chassagnard began creation of his second solo album, his intentions were to create the expression of a science-fiction scenario set in the not-too-distant future through the medium of sound, beyond any 'space opera' like ambitions. the time from underneath is influenced by movies like 'gattaca', imaginary futuristic urban environments and time travel - all of which are favorite topics often used by such luminaries as ray bradbury and stanley kubrick who are some of jérôme's main influences.

this album showcases jérôme's ability to transform these creative inputs into music. focusing on electronica, darker ambient and intelligent dance music, he uses these styles without losing his own musical fingerprint and blends them into one seamless and effortlessly soaring whole.

the time from underneath is an amalgam of quiet, dreamy atmospheres, at times supported by an energetic play of rectilinear downtempo grooves and laid-back emotional textures with melancholic keyboard chords taking the listener to places which do not yet exist. from time to time a glimpse of darkness and slight melancholic sadness hides behind the mirror of technology, accentuated by sporadic voice samples and field recordings.

a deep, atmospheric album recommended to all of those that seek a pleasant listening experience by stepping into the possible world of tomorrow.

 

a review in russian language can be found on the machinist's webpage:
http://www.machinistmusic.net/reviews/jeromechassagnardcd2011.html

chroniques électroniques
http://www.chroniqueselectroniques.net/article-jerome-chassagnard-the-time-from-underneath-68551229.html
jérôme chassagnard est, ainsi que son comparse régis baillet, membre de l'illustre duo ab ovo. depuis mouvements, paru chez ant-zen en 2007, et leur collaboration avec mekaprods, les deux français ont choisi de laisser libre court temporairement à leurs pérégrinations personnelles. l'année dernière, pendant que chassagnard livrait son atypique et passionnant side project the prayer tree (ici), baillet publiait le superbe samdhya en tant que diaphane (ici). on peut donc dire que la créativité et la magie de chacun n'est en aucun cas dépendante de celle de l'autre. c'est forcément avec une très forte excitation que mes oreilles se posent sur the time from underneath, paru chez hymen il y a juste quelques jours. avant de plonger dans les mondes imaginaires et futuristes dépeints par le français, un bain rituel et initiatique s'avère nécessaire. il faut d'abord commencer par (re)lire 1984 de orwell, ubik de philip k. dick, (re)visionner bienvenue à gattaca et blade runner puis suivre le lapin blanc. là, dans une pièce morne et sinistre où des gouttes d'un liquide frelaté et non identifié suintent de murs aux teintes verdâtres scorsesiennes, des vestales vêtues de vinyle badigeonnent d'une sorte de mazout conducteur le corps du candidat. la connexion et le convecteur temporel font leur travail. nous voilà débarqués dans une mégalopole en plein chaos, où la fracture sociale forme désormais un canyon et où la dose d'air pur se vend sous le manteau. les corps et les esprits des natifs semblent lobotomisés, toujours un peu plus enfoncés dans la quête d'un virtuel salvateur. ceux qui résistent au diktat survivent dans des tabernacles souterrains, attendant le grand soir comme l'insomniaque guette l'aurore. la nourriture, la religion, la psychanalyse, les plaisirs de bouche et le cul sont bannis. tout le monde est contraint d'absorber la pilule unique, celle qui trace la voie à une population ayant perdu tous repère et que les rebelles des bas-fonds ont baptisé la camisole de l'émotion. la lubie du moment est la spéculation aéro-spatiale. c'est dire si on vie une époque pleine de passion. voici la trame de ce film sci-fi dont l'auditeur est contraint à être le héros parmi les rebus de cette néo-société. l'atmosphère est à la fois haletante et hypnotique. on a souvent l'impression d'être une bête traquée, fuyant aux bras d'une amazone digitale nommée veta les assauts des agents wesson, officiers de la répression d'un vice représenté par la sensation et la pensée. parce que notre héros n'est finalement qu'un pauvre geek pas très glamour et qu'il est terrassé par cette vision d'un futur qu'il a depuis toujours idéalisé, à partir de space boat est illustrée sa fuite et celle de sa nouvelle dulcinée à bord d'un vaisseau spatial vers des astres lointains, où la nature et l'espoir possèdent encore quelques droits. on est presque surpris d'être autant absorbé par un album d'idm mêlée d'ambient finalement assez classique, ou même old-school dans sa conception downtempo et de par le matériel utilisé. c'est là que réside le vrai tour de force de chassagnard : réaliser une oeuvre dépourvue de velléités techniques pour stimuler l'imaginaire à coup de nappes hypnotiques et de pulsations lumineuses. futuriste oui... mais comme au bon vieux temps. la phrase énoncée en français au début du until heaven comes de clôture amènera peut-être les curieux à comprendre d'où tout cela est tiré, et donc peut-être de démolir légitimement la manière dont j'ai vécu ce voyage temporel très synthétique. un seul mini regret vient à mon esprit d'éternel aigri : même si j'ai un profond et indéfectible respect pour salt et ses artworks, je me dis qu'un certain shift. aurait pu produire quelque chose de plus adapté et plus équivoque. je me permets aussi d'utiliser les mots d'un autre pour conclure et pour échapper à une chronique "track by track". ces derniers étant forcément plus évocateurs et plus stimulants pour l'auditeur potentiel que les miens. "grands phares du ciel, les pulsars vont guider notre navigation musicale. ecoutons ces horloges cosmiques égréner leurs secondes. nous avons rendez-vous avec les gardiennes du temps (les bombasses en vinyle). ouvrons la fenêtre et attendons l'heure juste." (ed loxapac)

accesscode
http://chroniques.axesscode.com/chroniques/article/jerome-chassagnard-the-time-from-underneath
jérôme chassagnard, en congé annuel d’ab ovo le duo crée avec son comparse régis baillet, continue à tracer sa propre route vers la notoriété internationale entamée à deux avec "mouvements" publié chez ant-zen en 2007, et poursuivie en 2010 avec "the prayer tree" son autre side project pendant que sortait simultanément le projet de régis : diaphane. le talent de chacun des membres d’ab ovo est incontournable. faiseurs d’atmosphères, créateurs d’univers oniriques et de vibrations subconscientes ces gens là savent programmer leur machines pour en tirer la quintessence du souffle et des émotions. n’aimant pas trop les concepts fumeux je ne m’attacherais point au concept inhérent derrière "the time from underneath", préférant m’attarder sur la musique, uniquement ! a la première écoute j’ai rapidement fait abstraction du jérôme que je connais, fan de nature et amoureux des dauphins, pour essayer de pénétrer dans le cortex cérébral d’un musicien électronique reconnu et reconnaissable entre mille. effectivement dés "silent city" nous entrons en terrain connu, une electronica planante qui doit autant à brian eno qu’à l’autechre d’incunabula". a priori des périodes et de sons dont je ne suis plus friand depuis longtemps mais qui m’ont laissé une empreinte émotionnelle suffisante pour pouvoir me laisser doucement imprégner de ces nappes aquatiques et de ces sphères cotonneuses oscillant entre breakbeat downtempo et trip hop cosmique. jérôme ne cherche en aucun cas à nous impressionner, même si les rythmes scorniens de "in search of gravity" dépassent largement les essais poussifs des tâcherons du genre dub indus. jérôme tisse ici, morceau après morceau, la bande originale d’un film immerssif, robotique mais néanmoins sensible, comme le pourrait l’être un remake de la bo de blade runner par john foxx mise en image par david lynch. sortant de sa torpeur opiacée l’album prend peu à peu de la hauteur à l’image de la pochette désigné par le patron, stefan alt. dés "space boat" les réminiscences de la compilation warp "artificial intelligence" me reviennent à la surface, des bulles de thc éclatent dans mon cerveau me remémorant les états dans lesquels j’étais au début des 90’s quand je faisais tourner en boucle sur mes platines les premiers autechre, beaumont hannant, aphex twin, black dog ou sabres of paradise. ces univers rehaussés d’un zeste de haujobb période "ninety nine", et surdosé en sucre par la compile mythique dream injection 2 (1996). bref ce disque est un bel aperçu de l’electronica telle qu’elle se concevait dans les années 90’s, un voyage dans le temps totalement assumé, introspectif et très agréable. (havoc)

connexion bizarre
http://www.connexionbizarre.net/reviews/jerome-chassagnard-the-time-from-underneath
“the time from underneath”. kind of sounds like the title of a 1950's sci-fi film, or some victorian gothic short story. well it does in my head, and, by the sounds of things, i think mr. chassagnard had similar ideas. there is something very spacey sounding about this album; the way the music sounds and moves just feels otherworldly. lush swathes of electronica, a little violin, interesting samples, and not nearly as beat driven as a lot of other music of recent note. starting slowly with “silent city” and a strange sense of foreboding, crashes in to “in search of gravity”, and it does actually sound like something making a crash-landing in to water, and from there all the tracks seem to work in the same way – they’re all very connected with each other. “space boat” sounds just like the title suggests, and it is so easy to visualise it. this is an album that needs to be heard as an album. the way the tracks work together, it would be hard to separate them – although “forseen” is possibly the easiest track to get in to as it is the most dancefloor friendly soundtrack you’re likely to get – and it has an almost kraftwerk like sound to it. there’s also resemblance to early future sound of london and even some sven vath throughout the entire album. i don’t want to describe this music as idm or basic electronic music as it has so much more going for it. there’s real depth on show here – it’s like a soundtrack that was written for the best science-fiction book you ever read; it’s dreamy techno for post-clubbing chilling out; it’s music you want to lose yourself in on your headphones. it’s quite simply gorgeous, and for music i wouldn’t usually connect with, this easily deserves my first 10/10 for 2011. essential listening. (kate turgoose)

vital weekly
http://modisti.com/11/2011/04/12/vital-weekly-776/#ixzz1jjzzl6fk
jèržme chassagnard was part of the project ab ovo before he decided to go solo in 2008 with his first album titled “(f)light” on hymen records. and now the time has come for his second solo shot, this time under the title “the time from underneath”. an impressive effort that shows how the belgian composer manage to create awesome atmospheres of deep grandiosity and otherworldness. there are some excellent chill-out spheres on the album that turns my memory back to the glory days of chill-out maestro irresistible force and pete namlook alias dreamfish. especially the track titled “rest upon the dream” appeals with its beatless beauty meanwhile the repetitive and rather mysterious subtle rhythm-track “space boats” allures the listener in other ways. also the short but intense second part of “forseen” shines out with its hypnotic trancelike nature, just like the end-piece
closes in an elegant manner thanks to its chilling atmospheres. excellent album! (nm)

chroniques électroniques
http://www.chroniqueselectroniques.net/article-jerome-chassagnard-the-time-from-underneath-68551229.html
jérôme chassagnard est, ainsi que son comparse régis baillet, membre de l'illustre duo ab ovo. depuis mouvements, paru chez ant-zen en 2007, et leur collaboration avec mekaprods, les deux français ont choisi de laisser libre court temporairement à leurs pérégrinations personnelles. l'année dernière, pendant que chassagnard livrait son atypique et passionnant side project the prayer tree (ici), baillet publiait le superbe samdhya en tant que diaphane (ici). on peut donc dire que la créativité et la magie de chacun n'est en aucun cas dépendante de celle de l'autre. c'est forcément avec une très forte excitation que mes oreilles se posent sur the time from underneath, paru chez hymen il y a juste quelques jours. avant de plonger dans les mondes imaginaires et futuristes dépeints par le français, un bain rituel et initiatique s'avère nécessaire. il faut d'abord commencer par (re)lire 1984 de orwell, ubik de philip k. dick, (re)visionner bienvenue à gattaca et blade runner puis suivre le lapin blanc. là, dans une pièce morne et sinistre où des gouttes d'un liquide frelaté et non identifié suintent de murs aux teintes verdâtres scorsesiennes, des vestales vêtues de vinyle badigeonnent d'une sorte de mazout conducteur le corps du candidat. la connexion et le convecteur temporel font leur travail. nous voilà débarqués dans une mégalopole en plein chaos, où la fracture sociale forme désormais un canyon et où la dose d'air pur se vend sous le manteau. les corps et les esprits des natifs semblent lobotomisés, toujours un peu plus enfoncés dans la quête d'un virtuel salvateur. ceux qui résistent au diktat survivent dans des tabernacles souterrains, attendant le grand soir comme l'insomniaque guette l'aurore. la nourriture, la religion, la psychanalyse, les plaisirs de bouche et le cul sont bannis. tout le monde est contraint d'absorber la pilule unique, celle qui trace la voie à une population ayant perdu tous repère et que les rebelles des bas-fonds ont baptisé la camisole de l'émotion. la lubie du moment est la spéculation aéro-spatiale. c'est dire si on vie une époque pleine de passion. voici la trame de ce film sci-fi dont l'auditeur est contraint à être le héros parmi les rebus de cette néo-société. l'atmosphère est à la fois haletante et hypnotique. on a souvent l'impression d'être une bête traquée, fuyant aux bras d'une amazone digitale nommée veta les assauts des agents wesson, officiers de la répression d'un vice représenté par la sensation et la pensée. parce que notre héros n'est finalement qu'un pauvre geek pas très glamour et qu'il est terrassé par cette vision d'un futur qu'il a depuis toujours idéalisé, à partir de space boat est illustrée sa fuite et celle de sa nouvelle dulcinée à bord d'un vaisseau spatial vers des astres lointains, où la nature et l'espoir possèdent encore quelques droits. on est presque surpris d'être autant absorbé par un album d'idm mêlée d'ambient finalement assez classique, ou même old-school dans sa conception downtempo et de par le matériel utilisé. c'est là que réside le vrai tour de force de chassagnard : réaliser une oeuvre dépourvue de velléités techniques pour stimuler l'imaginaire à coup de nappes hypnotiques et de pulsations lumineuses. futuriste oui... mais comme au bon vieux temps. la phrase énoncée en français au début du until heaven comes de clôture amènera peut-être les curieux à comprendre d'où tout cela est tiré, et donc peut-être de démolir légitimement la manière dont j'ai vécu ce voyage temporel très synthétique. un seul mini regret vient à mon esprit d'éternel aigri : même si j'ai un profond et indéfectible respect pour salt et ses artworks, je me dis qu'un certain shift. aurait pu produire quelque chose de plus adapté et plus équivoque. je me permets aussi d'utiliser les mots d'un autre pour conclure et pour échapper à une chronique "track by track". ces derniers étant forcément plus évocateurs et plus stimulants pour l'auditeur potentiel que les miens. "grands phares du ciel, les pulsars vont guider notre navigation musicale. ecoutons ces horloges cosmiques égréner leurs secondes. nous avons rendez-vous avec les gardiennes du temps (les bombasses en vinyle). ouvrons la fenêtre et attendons l'heure juste." (ed loxapac)

brutal resonance
http://www.brutalresonance.com/viewreview.php?id=591
a very enjoyable second solo record from one of the men who brought us the prayer tree project last year. his is a style which draws the listener into an almost aquatic setting. there's a fair amount of funk going on in the beats but it's impressive how in the midst of so many things going on he has these melodic key lines which bubble up as if from the ocean floor during an eruption. tactile yet tectonic, jerome brings some required listening to one's ears with "the time from underneath". take a deep breath and down the fathoms you'll go. i like the exploratory feel, the sense of the unknown which his tracks are imbued with. you're right down there in the mariana trench aboard the trieste observing all manner of exotic, nocturnal life. i should qualify, it's always nocturnal in the depths and much like this album, there's an alienated sensuality to the proceedings. everything sounds as though it is directed in a descending order, from the subtle accents of tone to the magnificent elegance one hears in the penetrating atmospheric pads he employs faultlessly. much like a clown fish escaping the doom an anemone presages for all others, we're safe within a luxuriant, forbidden tapestry of slowly shifting electronic tides underpinned by rock solid programming which only serves to highlight the details of the surroundings. this is a very riveting album, the kind of output you'll hear only once or if you're lucky twice in your lifetime. for all those who decry the 'inhumanity' synthesized music supposedly embodies, i say that "the time from underneath" is very much a celebration for the senses. there are more than enough swirling emotional undercurrents here; chassagnard has crammed his latest full of grace and personality. anyone who listens to this creation with even a slightly open mind will appreciate the insular and cerebral end results each cut on here delivers. that's the thing, there isn't one bad entry on here, not one. i've heard many artists from the mikrolux label hint at doing work of this caliber but it generally is tethered to a beat or some kind of highly processed vocal. not the case with what this guy has composed. you could skip about and completely jumble up the order of titles but the conclusion would still be the same: a succulent feast for the senses. there is joy, there is sorrow, there is curiosity... but behind all of this, at the vanishing point of perspective there is a mind sparkling with creativity directing it all, brimming over in a torrential cascade of nuanced abandon. surrender to the sounds you hear, they'll tantalize. (peter marks)

 

discography 02.2k11:
(f)light. cd. hymen records ¥766. 2008
the time from underneath. cd. ¥790. 2010

jérôme chassagnard on the internet:
www.myspace.com/jeromechassagnard

 

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